mercredi 17 février 2021

Pierre Vallier 1927-2020


Dans une interview, il déclarait n’avoir jamais utilisé une machine à écrire, ni un ordinateur. Il préférait écrire à la main. Comme mon père. Né à Albon dans la Drôme, il était entré aux Allobroges puis au Dauphiné Libéré. Parallèlement, il fut le correspondant local de journaux nationaux, Le Figaro et Le Monde avant de devenir Directeur du Dauphiné Libéré pour la région Drôme Ardèche. Il a noué d’innombrables amitiés comme celle de mon ascendant ou de Philippe Jaccottet :

 

« Puis vient enfin ce qui pourrait vaincre notre

détresse, l'air plus léger que l'air et sur les cimes la lumière, peut-être les propos d'un homme évoquant sa

jeunesse, entendus quand la nuit s'approche et qu'un vain

bruit de guerre pour la dixième fois vient déranger l'exhalaison des

champs. »

 

Fixé dans la ville de Valence qu’il aimait parcourir, il a publié plusieurs ouvrages et regroupé dernièrement soixante-dix de ses articles dans le recueil Nonchalances. L'auditorium de la nouvelle médiathèque Maubourg porte désormais son nom.

 

Il disait : « les gens que j’ai aimés me restent fidèles, longtemps après. Nous nous écrivons, nous téléphonons aussi. Ils sont rassemblés dans un petit carnet, bien usé. L’amitié est essentielle. Comme l’amour. »

 

Je dois à ce petit carnet ainsi qu’à son amour de la poésie deux articles bienveillants dans le Dauphiné Libéré sur deux de mes recueils de poèmes, l’un en 1979, l’autre en 2016.

 

Soyez béni M Vallier.


Académiciens - Membres actuels - Pierre Vallier - Académie Drômoise des Lettres, Sciences et Arts (academiedromoise.fr)

 

mardi 26 janvier 2021

SAINT-EXUPERY

 

La presse du 8 avril 2004 dernier annonçait que des débris de l'avion P38 de SAINT-EXUPERY avaient été retrouvés au large de Marseille à une profondeur de 70 mètres.

Déjà des recherches s'étaient effectuées en 1998 après la découverte de la gourmette de SAINT-EXUPERY dans les filets d'un bateau de pêche. L'obstination de quelques personnes aurait donc percé le mystère de la disparition de SAINT-EXUPERY le 31 juillet 1944.

J'aurais préféré que ces recherches soient interrompues et que l'on ne connaisse jamais les circonstances de sa mort.

A t-il été victime d'un malaise, a t-il voulu quitter notre planète, a t-il été abattu par un avion allemand ?

Est-il nécessaire de le savoir ? Laissez-nous croire qu'il a rejoint le petit prince sur sa planète. Puisse la jeunesse retenir les messages de l'humaniste, du philosophe, du combattant, du témoin de la débâcle et de la résurrection qui écrivait dans « Pilote de guerre »: « Nous avons disposé de gerbes de blé pour vaincre des tanks. Et aujourd'hui l'anéantissement est consommé. Il n'est plus ni armée, ni réserves, ni liaisons, ni matériel ».

Après la défaite de 40, SAINT-EXUPERY s'est réfugié aux USA en attendant de pouvoir contribuer à la libération de la France.

Dans « Pilote de guerre », « Vol de nuit », « Courrier Sud », « Terre des hommes », SAINT-EXUPERY exprime ses souvenirs, les sentiments qu'il éprouve à bord de son avion quand il risque sa vie au-dessus d'Arras en flamme, au-dessus des Pyrénées ou des Andes, quand il contemple les lumières qui brillent sur terre comme des étoiles et lui inspirent cette réflexion : « parmi ces étoiles vivantes, combien de fenêtres fermées, combien d'étoiles éteintes, combien d'hommes endormis ».

 En 1926, il entre dans la compagnie Latécoère à Toulouse dirigée par Didier DAURAT, contribue au développement de l'aéropostale, assure des vols entre Toulouse et Dakar, dirige le poste de cap Juby, contribue à la formation de la ligne d'Amérique du Sud et rédige « Vol de nuit » qui obtient le prix Femina en 1931.

Dans ce livre, le personnage principal. Rivière incarne Didier DAURAT. C'est un chef exigeant, qui impose aux pilotes, aux radios, aux mécaniciens, une rigueur qui les protège contre les dangers de leur métier et leur permet d'acheminer le courrier dans les délais prévus.

Malgré l’autorité de RIVIERE, « une silencieuse fraternité liait au fond d’eux-mêmes, Rivière et ses pilotes ».

Dans « Terre des hommes », grand prix du roman de l'Académie Française en 1939, sans doute son meilleur livre, SAINT-EXUPERY écrit : « l'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle ».

C'est effectivement en luttant contre la tempête, le vent, la pluie, en survolant la mer, le désert, les montagnes que SAINT-E X et ses amis, GUILLAUMET, MERMOZ, NERI montrent leur volonté et leur courage.

 C'est MERMOZ, contraint d'atterrir dans les Andes, qui parvient pousser l'avion vers le précipice : « l'avion dans la chute prit enfin assez vitesse pour obéir de nouveau aux commandes ».

C'est GUILLAUMET contraint d'atterrir, lui aussi, sur les Andes qui marche plusieurs jours dans la neige et parvient à reprendre contact avec ses camarades.

C'est SAINT-EXUPERY, en panne avec PREVOST dans le désert de Lybie : « nous avons fait ce que nous avons pu : 60 kilomètres presque sans boire. Les mirages...j'ai levé les bras en criant mais cet homme qui gesticulait n'était qu'un rocher noir ».

SAINT-EXUPERY écrit dans « Terre des hommes » : « la grandeur d'un métier est peut-être, avant tout, d'unir des hommes : il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des relations humaines ».

C'est le sentiment que nous avons éprouvé dans les services de la Poste et de France Télécom.

Un pilote de son escadrille se souvient du caractère de SAINT-EXUPERY : « La simplicité de SAINT- EXUPERY était remarquable : il ne voulait pas qu'on le traitât comme un grand homme et que sa célébrité fut un obstacle entre lui et ses pilotes ; il voulait être vraiment l'un de nous et y mettait tout son cœur. Cela lui était d'ailleurs facile car il avait le talent d'être sociable ; il était impossible de s'ennuyer avec lui. Parfois il nous défiait aux échecs ou bien il nous faisait des tours de cartes : son habileté et sa finesse psychologique lui avaient permis d'acquérir, dans ce domaine, une maîtrise éblouissante ».

SAINT-EXUPERY, homme sensible, avait noué des liens d'amitié avec MERMOZ, GUILLAUMET, Jean PREVOST, KESSEL. Il écrit dans « Terre des hommes » : « si je cherche dans mes souvenirs ceux qui m'ont laissé un goût durable, si je fais le bilan des heures qui ont compté, à coup sûr je retrouve celles que nulle fortune ne m'eut procurée. On n'achète pas l'amitié d'un MERMOZ, d'un compagnon que les épreuves vécues ensemble ont liées pour toujours »

Quand SAINT-EXUPERY retrouve GUILLAUMET qu'il avait vainement recherché en avion, il éprouve une joie intense.

Il cite dans « Terre des hommes » cette réflexion de GUILLAUMET : «ce que j'ai fait, je le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait». Et SAINT-EXUPERY magnifie l'exploit de son ami : « sa grandeur, c'est de se sentir responsable. Responsable de lui, du courrier et des camarades qui espèrent. Il tient dans ses mains leur peine ou leur joie… Responsable un peu du destin des hommes dans la mesure de son travail. Être homme, c'est précisément être responsable ».

Le grand MERMOZ avait fréquenté DE LA ROCQUE mais SAINT-EXUPERY n'était pas engagé politiquement. Aussi pouvait-il écrire dans « Pilote de guerre » : «je combattrai quiconque prétendra asservir à un individu comme à une masse d'individus, la liberté de l'homme ».

Combien de Chefs d'Etats, combien d'hommes aujourd'hui se soucient du bonheur de leurs concitoyens, de leur liberté et de leur sécurité ?

Autre réflexion dans « Lettre à un otage » que l'on pourrait faire aujourd'hui : « respect de l'homme ! ... Si le respect de l'homme est fondé dans le cœur des hommes, les hommes finiront bien par fonder en retour le système social, politique ou économique qui consacrera ce respect ». Hélas, en l'an 2004 on ne peut pas écrire que le respect de l'homme s'impose dans le monde entier !

L'humanisme de SAINT-EXUPERY s'exprime fortement dans ce paragraphe de « Terre des hommes » : « Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés par la même planète, équipage d'un même navire. Et s'il est bon que des civilisations s'opposent pour favoriser des synthèses nouvelles il est monstrueux qu'elles s'entre-dévorent ».

Ce message n'est-il pas toujours d'actualité ?

Alors qu'il avait obtenu, non sans difficulté en raison de son âge, l'autorisation de reprendre du service, de piloter des avions modernes très rapides qui lui permettaient de survoler la France, SAINT- EXUPERY se sentait seul après la mort de ses meilleurs amis et parfois laissait percer sa mélancolie, sa tristesse et ses inquiétudes.

Quand il apprend en 1940 la mort de GUILLAUMET il souffre : GUILLAUMET est mort il me semble ce soir que je n'ai plus d'amis. Je suis le seul qui reste de l'équipe de Dakar. Je n'ai plus personne sur terre avec qui partager des souvenirs ».

« Si je suis descendu, écrit-il dans une lettre, je ne regretterai rien. La termitière future m'épouvante…. C’est miracle de piloter à 44 ans le plus rapide monoplace du monde. Je passe seul à bord et seul avion dès cinq heures à dix mille mètres. Cela ne me choque pas trop. Et cependant que je me promène sur la France, je continue d'être pestiféré et mes bouquins d'être interdits en Afrique du Nord ».

 Le lendemain de sa disparition, son ami l'écrivain Jean PREVOST alias commandant GODERVILLE dans le Vercors est abattu près de Sassenage par une patrouille allemande.

 Pierre DALLOZ leur ami écrit : « le destin nous a pris deux grands écrivains. Que n'eussent-ils pas donne dans leur seconde maturité, l’un comme l’autre. Le destin nous a pris deux amis des plus chers. Point de jours que nous ne ressentions au fond de notre cœur le vide qu'ils laissent ».

SAINT-EXUPERY, comme Jean PREVOST, est mort au service de la France, pour un idéal de Paix, de liberté et de tolérance. Voilà ce qu’il faut retenir.

 

 

René Peyre - Notre Voix - Mai 2004

lundi 28 décembre 2020

QUE SERA LE XXIe SIECLE ?

 

Il parait que le XXIe siècle commencera le 1er janvier 2001, comme le deuxième millénaire. Soit. Mais, le lendemain du 31 décembre 1999 on a changé de millénaire.

Des dizaines, parfois plusieurs centaines de milliers de personnes se sont réunies notamment sur les Champs Elysées et sur les places des grandes villes pour fêter l'événement.

A ceux qui préféraient réveillonner en famille, les chaînes de télévision ont offert plusieurs fois l'embrasement de la Tour Eiffel ainsi que les feux d'artifice de Londres, de Rome, de Moscou, de New-York…

En France, l'enthousiasme aurait sans doute été plus fort si de violentes tempêtes n'avaient dévasté plusieurs départements. Le bilan est très lourd : une centaine de victimes, de nombreuses toitures arrachées, des familles privées l'électricité et de chauffage ; plusieurs milliers d'arbres déracinés, en particulier dans la forêt vosgienne, dans la Creuse, dans la Venise verte près de Niort. Il faut ajouter à cela des dégâts provoqués par la nouvelle marée noire qui souille les côtes de Bretagne et les côtes de l'Atlantique et cause de graves préjudices aux pêcheurs et aux ostréiculteurs. En somme, le XXème siècle qu'Albert CAMUS appelait « le siècle de la peur » s'est achevé dans la joie pour une partie de la population et dans la tristesse pour les sinistrés. Nous n'avons pas été aspirés dans l'espace comme des fétus de paille, la planète est restée sur orbite mais la nature a brutalement rappelé à l'homme que la puissance qu'il possède est dérisoire comparée à la sienne. Dérisoire mais suffisante pour déclencher l'apocalypse.

Des savants et des experts militaires ont étudié il y a quelques années les effets terrifiants d'une guerre nucléaire, notamment le scénario de l'hiver nucléaire qui rendrait toute vie impossible sur notre planète.

 Albert CAMUS écrivait en novembre 1948 : « la guerre de demain laisserait l'humanité si mutilée, si appauvrie que l'idée même d'un ordre y deviendrait définitivement anachronique ».

 Cette réflexion est toujours d'actualité.

 Quand André MALRAUX dit ; « le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas » il pensait certainement que si l'agressivité de l'homme n'est pas tempérée par l'esprit, par le supplément d'âme, dont parlait BERGSON, l'espèce humaine risque de disparaître. Quand le Président de la République déclare que le XXIe siècle sera le siècle de l'éthique, il exprime le sentiment des personnes raisonnables qui voudraient protéger les vraies valeurs et vivre dans un monde de paix et de liberté.

 Mais, pour l'instant, les grandes puissances n'ont pas renoncé à l'usage de la force, elles fabriquent des armes de plus en plus meurtrières et entretiennent des foyers de guerre dans le monde entier. Le sang humain coule en Asie, au Moyen Orient, en Afrique, au Kosovo, en Tchétchénie.

 Les grandes puissances fournissent des armes aux chefs d'Etat africains et aux rebelles. Chaque année les grands couturiers organisent des défilés de mode et les fabricants d'armes exposent leurs blindes, leurs hélicoptères, leurs mitraillettes. C’est un commerce florissant.

En décembre 1948, l’ONU proclamait à Paris la Déclaration Universelle dd droits de l'homme. Ces droits devraient être connus dans le monde entier et protégea Mais ils sont violés tous les jours sur tous les continents et à proximité de nos frontières.

 A tel point que la communauté internationale s'inspirant du tribunal de Nuremberg a constitué un nouveau tribunal pour juger les criminels de guerre recherchés sur le territoire de l'ancienne Yougoslavie.

 En novembre 1945, les Nations Unies affirmaient dans le préambule de l’acte constitutif de l’UNESCO : « les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » L'idée était excellente.

 Mais la question se pose de savoir combien d'Etats ont décidé de désarmera fois le bras et l'esprit de leurs citoyens ?

Un effort pédagogique a-t-il été fait dans ce sens dans le monde ?

 Ce qui est plus grave, plusieurs Etats procèdent à l'endoctrinement de la jeunesse, encouragent le racisme et la xénophobie et n'hésitent pas à fournir des armes aux enfants dont on devrait assurer la protection morale et matérielle et l'éducation. La prostitution des enfants devrait être sévèrement réprimée et pourtant aux Philippines et sans doute dans d'autres pays, des européens, des asiatiques, dei américains peuvent acheter des enfants ou les rencontrer dans des maisons spécialisées. C'est scandaleux.

 Dans un autre domaine, dans celui de la science, on peut également discuter di la responsabilité des savants et des chercheurs dont les travaux ont des conséquences néfastes pour l'Humanité.

On peut se féliciter des succès obtenus dans la guérison de certaines maladies graves, des résultats encourageants dans la lutte contre le cancer, des progrès réalisa dans les greffes d'organes.

 Mais ne devrait-on pas redouter les applications du clonage, les manipulations génétiques et surtout condamner la poursuite des expériences tendant à accroître l'efficacité des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques ?

Deux savants célèbres, EINSTEIN et OPPENHEIMER ont vivement proteste contre l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins militaires. Hélas, la première bombe atomique lâchée sur Hiroshima a fait 130 000 victimes. Aujourd'hui une seule bombe détruirait sans doute plusieurs départements. Quel progrès réjouissant !

Le savant Louis DE BROGLIE rappelait en 1947 que toutes les civilisations sont mortelles et il ajoutait : « La nôtre a peut-être encore devant elle une longue carrière mais elle aura tôt ou tard, une fin, ne serait-ce que le jour où la terre, détruite rendue inhabitable, n'offrira plus à la vie les conditions nécessaires à sa subsistance ».

 Cette réflexion de Jean DE BROGLIE, deux ans après l'explosion des bombes atomiques sur le Japon, souligne le danger considérable que constitue cette nouvelle nue pour l'humanité.

 Depuis 1945, l'humanité est menacée de destruction totale.

 Si l'équilibre de la terreur lui a accordé une trêve, elle n'a pas éliminé la menace.

 Comme PROMETHEE qui avait arraché le feu au ciel, l'homme est parvenu à ouvrir des secrets qui ont considérablement augmenté sa puissance et sa responsabilité. Le destin de l'humanité dépend d'un incident, d'un acte de folie, d’une erreur.

Autre danger pour l'humanité, la pollution. Si l'homme continue à polluer les rivières, les fleuves, la mer, l'atmosphère, la planète deviendra inhabitable, comme le craint Louis DE BROGLIE. Dans cette éventualité, l'humanité devra essayer de survivre dans un environnement hostile ou tenter de trouver refuge sur une autre planète.

Pour l'instant, l'homme ne parait pas capable de renouveler en d'autres lieux l’exploit d'ARMSTRONG marchant sur la lune. Mais, dans quelques années des surdoués ou des surhommes issus de manipulations génétiques inventeront sans doute des fusées surpuissantes propulsées par l'énergie nucléaire, ou l'énergie solaire par une force dont on ne connaît pas encore l'existence. A ce moment-là, plus performants que les pionniers de l'aéropostale, les pionniers de l'Avenir traceront des routes dans l'espace et le temps.

Mais, dans l'immédiat il serait nécessaire que l'ONU condamne officiellement la guerre, exige de tous les Etats membres l'arrêt de la course aux armements, la destruction des stocks d'armes et ne tolère qu'une armée internationale chargée de maintenir l'ordre dans le monde et d'assurer la sécurité des populations.

Si les états membres de l'ONU ne parviennent pas à se mettre d'accord sur ces points essentiels, les différends économiques, stratégiques, idéologiques, politiques qui entretiennent la tension internationale s'amplifieront et provoqueront une troisième guerre mondiale et la destruction de l'humanité. Aussi, j'ose espérer que le XXIe siècle sera le siècle de la raison.

 

 

René Peyre - Notre voix - MARS 2000

 

Post- scriptum : en octobre 2001, commentant les évènements du 11 Septembre, dans un article intitulé "L'horrible avertissement" relatif à ce qui était pour lui une nouvelle forme de guerre, il citera Camus "Le choc d'empires est déjà en passe de devenir secondaire par rapport au choc des civilisations". Il s'inquiètera de la libre circulation des terroristes en Europe.

Puis viendra 2015 

Marc Allobroge

mercredi 11 novembre 2020

11 Novembre


Jean Peyre, à gauche, Poilu et résistant. Onze ans plus tard il sera fait chevalier de la légion d'honneur en présence de son fils René. Le musée de la résistance en ligne lui consacre quelques lignes dans les fiches consacrées à Georges Monot et Camille Gervais :

Contexte historique

Selon l’ouvrage Drôme Nord, Terre d’asile et de révolte, 1940-1944, dès la fin de l’année 1941, à Saint-Sorlin-en Valloire, Jean Peyre crée un groupe de Résistance en Valloire.

Il rassemble autour de lui René Marthouret, son épouse, receveuse des postes, le restaurateur Marius Sauvage (Mimi), le maçon Théodore Colongo (Théo), le fermier Jules Bonin et le menuisier Miachon. Jean Peyre assure la direction de ce réseau jusqu’au début 1944.



 

jeudi 22 octobre 2020

La bataille du 8 Mai 1945

 

« Pour des motifs de construction européenne, Valéry Giscard d'Estaing décide le 9 mai 1975 tout bonnement de supprimer les commémorations du 8 Mai 1945. Invité à l'Elysée le jour de l'annonce, le président allemand, Walter Scheel, déclara : "C'est avec une profonde satisfaction que j'ai pris connaissance de votre décision ne plus célébrer à l'avenir l'anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale." 

Le président de la République se justifiera lors d'un échange avec des journalistes à l'Elysée quelques semaines plus tard : "J'ai été frappé de voir que beaucoup de commentaires portaient sur la guerre, portaient sur la victoire, sur l'écrasement des adversaires, c'est-à-dire précisément sur ces démons que nous avons le devoir de faire disparaître de l'Europe d'aujourd'hui." Il dénoncera également sa surprise de voir les trottoirs vides autour de la place de l'Etoile lorsqu'il accompagnait son prédécesseur Georges Pompidou aux cérémonies. Valéry Giscard d'Estaing préféra célébrer le 9 mai, fête de l'Europe. 

François Mitterrand rétablit le jour férié

L'arrivée de l'Elysée de François Mitterrand marque le retour des célébrations du 8 mai et de ce caractère férié. Le Président a préféré écouter les nombreuses associations d'anciens combattants qui s'insurgeaient, depuis 1975, contre la suppression des commémorations. 

En septembre 1981, l'Assemblée nationale adopte le retour du 8-Mai comme férié. A l'époque, le ministre des Anciens combattants qui portait cette loi, Jean Laurain, déclarait que "le 8 mai sera une fête internationale de la liberté et de la paix à laquelle participeront les anciens combattants, les associations de jeunesse et d'Education nationale." »

Source - LCI

 

L’UFAC dirigée alors par René Peyre mena ce combat en première ligne. Voici son témoignage dans « Notre voix » rédigé en Octobre 1981

 

 

LA DEUXIEME VICTOIRE DU 8 MAI

 

 

« Le 23 septembre dernier, l'Assemblée Nationale par 481 voix contre une, celle de M. COUVE DE MURVILLE, et deux abstentions, celles de MM. DEBRÉ et BARRE, adoptait la proposition de loi que le Sénat avait adoptée au mois d'octobre 1979, par 290 voix contre 0, tendant au rétablissement du jour férié du 8 Mai.

C'est une immense satisfaction pour nous tous, et un succès considérable porté par l'UFAC, les Unions Départementales de l'UFAC et les Associations membres de l'UFAC, dont la nôtre.

Dans un même élan de solidarité, nous avons protesté dès 1975 avec l'UFAC contre la décision surprenante et impopulaire prise par le Président GISCARD D’ESTAING de supprimer les cérémonies commémoratives du 8 Mai

De 1976 à 1979, l'UFAC, soutenue par les organisations précitées, s'est chargée de leur organisation à Paris et en province, prouvant ainsi l'attachement des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre à la journée historique du 8 Mai 1945 et au culte du souvenir

L'UFAC, d'autre part, n'a cessé de réclamer pendant cette période le rétablissement des cérémonies officielles et du jour férié du 8 Mai.

Le journaliste Graf KAGENECK, qui m'avait interrogé sur le 8 Mai, publiait un long article dans le journal d'Allemagne Fédérale " Die Welt " du 5 avril 1980 sous le titre "GISCARD accepte le retour des 3 couleurs en mai, le mois de la Victoire ".

Cet article commençait ainsi

" René PEYRE est un chef d'armée sans uniforme, ni galons, ni bâton de maréchal. Il a si peu 1’ aspect militaire qu'on ne peut vraiment pas se l'imaginer en uniforme. Et malgré tout, il dirige une armée qui inspire la crainte et qui est forte de 2 millions d'hommes, l'UFAC. Elle vient de remporter en Europe une grande victoire. Lui et ses soldats inconnus de 40/45 ont réussi en un combat ardu qui a duré 5 ans à faire faire marche arrière au Président GISCARD D'ESTAING en l'obligeant à retirer son ordonnance de 1975 d'après laquelle le 8 Mai ne devait plus être considéré comme jour anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nationale socialiste ".

On ne pouvait souligner plus clairement le rôle décisif joué par l'UFAC dans cette affaire.

Effectivement, le Président GISCARD D’ESTAING nous a donné, en partie, satisfaction en rétablissant à l'occasion du 35eme Anniversaire de la Victoire de 1945 les cérémonies officielles. (1)

S'il n'a pas voulu rétablir le jour férié du 8 Mai, il a cependant admis, pendant la campagne des présidentielles, avoir commis une erreur psychologique.

Quant à M. BARRE, il a confirmé par son vote négatif du 23 septembre dernier le peu d'intérêt qu'il accordait aux Anciens Combattants, à leurs droits et à leurs mérites.

En revanche le Ministre des Anciens Combattants a déclaré à la Tribune l'Assemblée Nationale que " dans les jours qui précéderont chaque année le 8 Mai les médias seront fortement sollicités pour expliquer à l'opinion publique et surtout la jeunesse, au moyen d'articles de presse, d'émissions de radio et de télévision, les raisons de cette fête ".

De plus, M. LAURAIN a réitéré son désir de donner à la célébration du 8 Mai une dimension internationale à Paris pour qu'elle devienne une fête annuelle de la liberté et de la paix.

Au reste, pour la première fois, on peut voir dans le projet de budget des Anciens Combattants pour 1982 une ligne consacrée à la commémoration du 8 Mai et la dépense correspondante de 3 300 000 nouveaux francs.

Nous apprécions, avec l'UFAC, l'attitude compréhensive du Président François MITTERRAND et l'initiative du Ministre des Anciens Combattants.

Nous savons que nos détracteurs seraient ravis, si, lors des cérémonies du 8 Mai 1982, la participation des Anciens Combattants était inférieure à celle des années précédentes.

Nous ne leur procurerons pas ce plaisir. Nous serons aussi nombreux que d'habitude, nous nous associerons aux personnalités, à la population, à la jeunesse pour donner aux cérémonies le plus d'éclat possible. Nous souhaitons que la jeunesse soit informée, qu'elle sache que la date du 8 Mai 1945, l'une des plus importantes de l'histoire de l'Humanité, marque simultanément l'arrêt des hostilités sur le continent européen, la chute du régime nazi, la fin des tourments pour les rescapés des camps de concentration, la libération des peuples opprimés y compris celle du peuple allemand.

Nous pensons avec Jean JAURES et Aristide BRIAND que la coopération franco-allemande est la pierre angulaire de l'édifice européen, d'une Europe que nous voulons indépendante et pacifique. C'est pourquoi, chaque année depuis 1964, nous organisons avec nos collègues Anciens Combattants d'Allemagne Fédérale des rencontres de jeunes, des colloques d'adultes et des jumelages.

Nous constatons avec plaisir que le Président François MITTERRAND poursuit le dialogue engagé successivement par le Général de GAULLE et le Président Robert SCHUMAN avec le Chancelier ADENAUER et le Président GISCARD D'ESTAING avec le Chancelier SCHMIT.

Mais nous entretenons, d'autre part, des relations amicales avec nos camarades de Belgique, de Bulgarie, d'Italie, du Luxembourg, de Pologne, d'U.R.S.S. et de Yougoslavie. Nous soutenons ensemble les activités des quatre organisations internationales, la C.E.A.C., la C.I.A.P.G., la F.I.R. et la F.M.A.C. pour concrétiser l'espoir de paix, de justice et de fraternité qu'avait fait naître la resplendissante journée du 8 Mai 1945. »


OCTOBRE 1981

 

Post-scriptum

Pour mon humble part, je pense que le rétablissement des cérémonies du 8 Mai 1945 ouvrit la voie à d’autres entreprises mémorielles, dont la plus frappante fut celle de la reconnaissance par Jacques Chirac de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation vers l’Allemagne des juifs français.

Marc Allobroge

 


 

(1)   https://www.elysee.fr/valery-giscard-d-estaing/1981/05/07/lettre-de-m-valery-giscard-destaing-a-m-rene-peyre-president-de-lunion-francaise-des-associations-danciens-combattants-et-victimes-de-guerre-paris-palais-de-lelysee-jeudi-7-mai-1981

lundi 19 octobre 2020

Jour de la Saint René



Va, pensée, sur tes ailes dorées,

Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,

Où embaument, tièdes et suaves,

Les douces brises du sol natal,

Salue les rives du Jourdain,

Les tours abattues de Sion,

Oh ma patrie si belle et perdue,

Ô souvenir si cher et funeste,

 Harpe d'or des devins fatidiques,

Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?

Rallume les souvenirs dans le cœur,

Parle-nous du temps passé,

Semblable au destin de Solime,

Joue le son d'une cruelle lamentation,

Ou bien que le Seigneur t'inspire une harmonie,

Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances.


Va, pensiero - Verdi - Nabucco -  Le chœur des esclaves




vendredi 16 octobre 2020

 

Brives La Gaillarde 2013 (3eme à partir de la gauche) avec le Colonel Plas


https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde/travaux-urbanisme/2013/05/04/es-anciens-combattants-des-ptt-honores_1539309.html

samedi 29 août 2020

Voler comme Bartabas …


La mort évènement indicible, c’est ce que dit en substance Peter Handke au début de son roman Le malheur indifférent, en évoquant le suicide de sa mère. L’écrasante expérience intérieure ne se résout pas au boyau égoutier, blasphématoire, des mots : « il a bien vécu, il n’a pas souffert etc. » Mais comment le dire ?

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien, répétais-tu ? Conversations alimentées par des lectures de d’Ormesson ou de Jean-Marie Rouart qui me manqueront.

L’Univers, cent milliards de galaxies peuplées chacune de 100 milliards d’étoiles. Un lieu fondamentalement hostile, radioactif. Les anciens grecs craignaient la foudre qu’ils avaient Déifié. Mais l’Univers est peuplé de monstres bien plus redoutables, quasars, pulsars, trous noirs en comparaison desquels notre soleil est une chiure de mouche.

Parfois, dans les franges des galaxies, régions plus calmes, apparaît la vie. Voici alors qu’une autre monstruosité surgit : l’évolution des espèces gouvernée par l’implacable mécanique darwinienne du sexe et de la mort. Prédation des étoiles, prédation du vivant.

Il se peut comme l’indique Gérard Klein dans la préface du roman Héritage de Greg Bear qu’un processus de type Lamarckien soit apparu au début de la vie organique. Des bactéries, ou entités monocellulaires auraient fonctionné selon le principe de la coopération, du partage d’informations, à l’image du corps humain ou de nos sociétés modernes. Dans ce contexte, on se prend à rêver de formes d'existences où la disparition de l'individu ne serait plus un préalable à la préservation de l'espèce.

Bienvenue donc dans l’enfer darwinien, bienvenue à ma disparition prochaine. Que valent nos idéaux, nos créations au regard de la mort programmée ? Deux fragiles sondes Voyager témoigneront dans l’abime du temps, quand notre soleil sera éteint, de ce que fut notre espèce.

Et Bartabas et ses chevaux en apesanteur.

Hommage de Jean-Louis Peyre lors des obsèques du 30/11/2019 de René Peyre


René Peyre est né le 29 janvier 1922 à Saint-Sorlin en Valloire.

Ses parents, Jean et Marie-Louise furent boulangers et exploitants agricoles.

Sa jeunesse comme celle de toute une génération fut marquée par la guerre. Il refusa le STO et suivit son père Jean dans la résistance au sein du réseau Drouot Lhermine

A la Libération il entra dans l’administration des postes et télécommunications. Il y effectua toute sa carrière professionnelle. Il devint Directeur Départemental, et fut chargé de mission dans les cabinets ministériels de Jacques Marette et Yves Guéna. Il fut membre du Conseil Economique et Social de 1984 à 1986.

Sa grande passion fut celle de la défense des droits moraux et matériels des anciens combattants



Dans le cadre de ces activités il a fondé plusieurs journaux dont UFAC Informations en 1981, et Notre Voix en 1969. Il a cofondé avec MM Théus et Colas des Franc Le fonctionnaire Ancien Combattant.


A la suite du traité de l'Élysée signé en 1963 par le Président Charles de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer, il organisa à partir de 1964 des rencontres de jeunes français et allemands.

Il laisse d’innombrables éditoriaux et articles, inspirés par ses maitres Albert Camus et René Cassin. La nécessité de consolider la construction européenne, la défense de la paix, l’avènement d’un humanisme universel furent ses idéaux.

Il éprouvait une grande admiration pour son cousin Marcel Achard, académicien, auteur de pièces de théâtre à succès et dialoguiste des films de Max Ophuls.


Les anciens combattants perdent une voix irremplaçable.

Sa famille pleure un géant.

Je voudrais terminer par une anecdote personnelle :

Notre père aimait ressortir une réplique culte de cinéma dont il avait fait sa devise. Dans un très vieux film de 1943, Marie-Martine, le jeune Bernard Blier gravit un escalier en compagnie de son oncle joué par Saturnin Fabre. La maison n’a pas d’électricité et les deux hommes progressent à la lueur des bougies. De temps à autre Saturnin Fabre se retourne vers son neveu et lui dit : « Garde ta bougie droite ! »

C’est ce que je vais essayer de faire Papa. Donne-moi un peu de ta force pour poursuivre la route.

mardi 25 août 2020

Officier de la légion d'honneur le 23 Mai 1991

François Mitterrand,  René Peyre entouré de Hervé Bazin (les Lettres), du Professeur Luc Montagnier (Les Sciences) et de M René Duclos (ACVG PTT)

« Hommage rendu lors des funérailles de René PEYRE Président Général Honoraire de l’AN PTTACVG le 30 / 11/ 2019 par René DUCLOS Président Général de l’Association »

René,

Nous sommes rassemblés aujourd’hui dans la Drôme, le cœur serré pour te
rendre l’hommage que tu mérites.

Natif de Saint Sorlin en Valloire le 29 janvier 1922, tu étais très attaché à ta
région où tu as passé ta jeunesse et acquis les valeurs qui ont guidé ta vie.

                             « Le Respect des autres et le désir de servir »

Entré dans l’administration des PTT en décembre 1949, avec une fin de carrière
en 1985 en qualité de Directeur Départemental Honoraire.

Engagé volontaire dans la Résistance en 1943, groupe AS 9ème Compagnie
groupe Monot, en liaison avec DROUT-l’Hermine Directeur de Cadres du
château de LAPEYROUSE dans le village de Saint Sorlin.

Sous le parrainage de Maurice HORVAIS cofondateur de Résistance PTT et
membre du réseau Rémy, tu adhères à l’Association Nationale des PTT, sigle
ACVG PTT

Vite remarqué tu deviens membre du Bureau National de l’Association et en
1956 tu créés la section des Ardennes à Mézières.

Elu en 1959, Secrétaire Général de la Fédération des Fonctionnaires, tu deviens
éditorialiste du journal « Le Fonctionnaire Anciens Combattants ».

En 1964, chargé de mission au cabinet du Ministre Jacques MARETTE, tu
organises des rencontres de jeunes et des colloques d’adultes sous l’égide de
l’Office franco-allemande pour la jeunesse crée en 1963 ; tu as contribué par
l’intermédiaire de ces rencontres au développement de l’amitié franco-allemande.

Elu en 1969 Secrétaire Général de l’Union Française des Anciens Combattants

Elu en 1972 au congrès d’Anglet Président Général de l’Association Nationale
des PTT Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

 Après 37 ans de Présidence Nationale tu as souhaité me passer le flambeau en 2009.

Tu as créé le journal de notre association « Notre Voix » Les éditoriaux étaient
écrit par toi ainsi que ceux du bulletin de l’UFAC

Tu as été élu en 1969 Président de l’UFAC que tu quittes 17 ans plus tard.

Pendant cette longue période tu as participé à plusieurs rencontres
internationales Rome, Belgrade, Vienne, Londres, Madrid, Moscou, Paris,
Léningrad, Manille, Rabat, Istanbul. Ces rencontres étaient organisées par la
Fédération Mondiale des Anciens Combattants.

Les distinctions hautement méritées t’honorent ainsi que toute ta famille
 Officier de la Légion d’Honneur
 Commandeur de l’Ordre National du Mérite
 Officier de l’Ordre National Allemand
 Commandeur de l’Ordre National du Lion (décoration remise à Dakar)
 Titulaire de la Croix de Combattant Volontaire
 Médaille de la France Libre

Pendant 37 ans j’ai eu grand plaisir de travailler à tes cotés en toute confiance
pour la défense des droits des Anciens Combattants et plus particulièrement
pour le Devoir de Mémoire, les missions que tu m’avais confiées, l’organisation
des Congrès Nationaux, des rencontres de jeunes en France et en Allemagne
ainsi que les colloques d’adultes.

A notre dernière Assemblée Générale Nationale j’ai repris le poème de Jacques
PRÉVERT que tu récitais par cœur et que tu aimais : « Rappelle-toi BARBARA »
Toutes ces années ont forgé entre nous une très grande amitié, avec un grand
merci pour ta confiance et merci pour tous ce que tu as fait pour le Monde
Combattant

Au cours de repas que nous avons partagés ensemble ; tu levais ton verre en
me disant : « A l’amitié »

A ton épouse, à tes enfants, tes petits enfants et arrières petits-enfants, à
toute ta famille, à tes amis proches – Les membres de notre Association,
l’ensemble du personnel du Siège National expriment toute leur sympathie
dans la douloureuse épreuve qui vous frappe et vous prient d’agréer
l’expression de leurs sentiments compatissants, que ce témoignage puisse
vous apporter un peu de réconfort.

vendredi 8 mars 2019

René Peyre


René Peyre est né le 29 janvier 1922 à Saint-Sorlin en Valloire et décédé le 26 Novembre 2019 à Collioure. Il a dirigé l’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) d’Octobre 1979 à Octobre 1995 et l’Association Nationale des PTT AnciensCombattants et Victimes de Guerre (P.T.T A.C.V. G) de 1972 à 2009.

Dans le cadre de ces activités il a fondé plusieurs journaux dont UFAC Informations en 1981, et Notre Voix en 1969. Il a cofondé avec MM Théus et Colas des Franc Le fonctionnaire Ancien Combattant.

A la suite du traité de l'Élysée signé en 1963 par le Président Charles de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer, il organisa à partir de 1964 des rencontres de jeunes français et allemands.

Il a effectué sa carrière professionnelle dans l’administration des P.T.T. Il devint Directeur Départemental, et fut chargé de mission dans les cabinets ministériels de Jaques Marette et Yves Guéna. Il fut membre du Conseil Economique et Social de 1984 à 1986.

René Peyre est Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre National du Mérite. Il est titulaire de la Médaille de la France Libre, titulaire de la Croix de Combattant Volontaire, de la Médaille de la ville de Paris.